J’ai mis l’entrée précédente en ligne vers deux heures du matin la nuit dernière, et là je me rends compte que j’ai encore envie d’écrire. Alors je le fais, ce joueb est bien là pour ça. En fait, j’ai envie d’écrire une histoire inexistante, avec des personnages inexistants, qui se déroule, eh, oui, vous le supposez déjà, en un Lieu inexistant. Difficile, me direz-vous. Oui, très. Mais disons que j’aime me compliquer la vie.
L’Homme inexistant était un savant distrait, préoccupé surtout par de grandes questions, sans se soucier nullement ou presque des petits détails. Il passait son temps à réfléchir, observer, synthétiser, et ouvrait parfois sa grande gueule pour dire des choses qui ne plaisaient pas toujours à tout le monde, mais comme il était, comme nous l’avons dit, inexistant, ça ne faisait de mal à personne. C’était un peu comme la bombe atomique que l’on montre sans jamais l’utiliser. L’Homme inexistant était sensible aux critiques, mais aussi sensible tout court. Et très humain. Et ça, tout chacun qui voulait le voir pouvait s’en rendre compte. Et puis, à ses heures, lorsqu’il n’était pas trop préoccupé par les grandes questions auxquelles il réfléchissait, l’Homme inexistant était aussi un beau parleur avec un très bon sens de l’humour.
Un jour, en un lieu inexistant donc, l’Homme inexistant croisa la Femme inexistante. Elle était intelligente et bavarde, un peu perdue sur le chemins de la vie (ben oui, comme elle était inexistante, des fois elle avait du mal à se débrouiller avec les panneaux indicateurs). Elle était au fond une petite fille pure avec le goût des choses vraies. Elle était jolie et aimait plaire, et était très sensible à l’attention, qu’elle réclamait toujours et était malheureuse si elle n’en avait pas.
Ainsi, les chemins de l’Homme inexistant et de la Femme inexistante se croisèrent. Ils se rencontraient parfois dans des salles secrètes du Lieu inexistant. Il la trouvait amusante, elle le trouvait fascinant. Et, chacun dans leur propre monde inexistant et pour leurs motifs inexistants et quelque peu différents, ils apprirent à découvrir des recoins du monde de l’autre. Elle le flattait, il la déconcertait. Elle était attachante, il tenait absolument à rester détaché. Elle tenait à respecter sa liberté, il veillait à ne pas la blesser. Des fois, à des moments où il n’était pas trop préoccupé par ses grandes questions, ils se parlaient pendant des heures. D’autres fois ils avaient du mal à se comprendre, d’autres fois encore ils se croisaient seulement au passage ou bien se retrouvaient derrière des portes subitement fermées par des courants d’air inexistants.
Il semblait être satisfait de sa vie inexistante. Elle, inexistante aussi, s’adaptait assez bien aux circonstances. Pourtant, parfois, comme la Petite sirène, elle rêvait d’une autre vie. Et penser à une telle vie la troublait un peu. Alors, elle ravalait vite la petite larme qui montait du fond de son cœur et affichait un large sourire inexistant. Deux points D. Rigolo, oui. Et bien souvent, quand il commençait à lui poser des questions qui la troublaient, elle changeait de sujet. Puis commettait l’imprudence de poser à son tour des questions auxquelles il avait du mal à répondre. Et se rétractait vite, en s’accrochant de toutes ses forces à leurs inexistences respectives.
L’histoire que vous venez de lire n’existe pas. Elle n’a pas vraiment de début, ni de fin. L’Homme inexistant n’existe pas. La Femme inexistante n’existe pas. Tout ce qui existe est ce « papier » blanc rempli de mots.
Pour faire passer le temps et pour expérimenter.
(Eh vi, je m’ fais chier et j’invente des conneries, pi koa ???)
Commentaires :

sur une histoire d'amour qui n'existe pas...
C'est bien d'inventer
le reve le reve toujours...
Alainx