Il y a du brouillard dehors depuis deux jours. La nuit dernière je grelottais dans mon lit, en me demandant pourquoi j’ai si froid, pour constater finalement que j’avais bêtement éteint le chauffage (euh, non, je ne l’avais pas éteint bêtement, c’est bêtement que j’ai oublié de le rallumer). En tout cas c’est une vieille et barbante histoire de fusibles qui disjonctent.
Je n’arrête pas de penser à hier et j’ai toujours un petit sourire. Si je ne parle pas beaucoup de ce sourire ici, c’est que j’en parle ailleurs. L’attrait des histoires impossibles. Le mystère de l’impalpable. La vie passe toujours à côté. La vie est toujours ailleurs. J’en vole des bribes. Parfois une heure, parfois plus de quatre. Je suis « proche et distante en même temps », délibérément désinvolte et pourtant très attachée. Je fais le pitre avec une larme dans le cœur. Mais j’ai toujours ce sourire.
J’ai beaucoup de travail mais je m’en tape (eh oui, Lolo, encore) royalement. Evidemment, je finirai le travail pour mon client français, pour le reste, comme on dit chez nous – autant de sous, autant de musique. Ils n’ont qu’à me payer d’abord pour le mois passé, non mais! Et puis ça veut dire quoi, me refiler près de 30 pages sans même téléphoner pour voir si je suis là, à terminer lundi au cours de la journée. Eh ben ce week-end, je suis ailleurs, tiens!
Je ne sais pas exactement où c’est, mais peu importe.
