J’ai mentionné ici il y a quelques jours un de mes écrivains préférés, Léon Tolstoï. Dans La Guerre et la Paix, il y a un personnage secondaire, Vera, la sœur aînée de Natacha Rostova. C’est une jeune fille distinguée, aux bonnes manières, belle mais froide, et qui suscite toujours une gêne dans son entourage en disant des vérités peu agréables à entendre. Je paraphrase (car j’ai, bien sûr, la flemme d’aller chercher le livre) : - Ce qu’elle dit est bien vrai, c’est parfaitement juste, mais pourquoi a-t-elle du le dire précisément maintenant?
Bien souvent je me dis qu’à cet égard, je suis comme elle. Comme je l’ai déjà écrit ici, je ne sais pas me taire, et j’ai cette manie de vouloir extorquer des vérités que les gens (et les hommes surtout) refuseront obstinément de dire. Et, bien sûr, la règle veut que je fasse toujours ma « ventouse » auprès des hommes qui s’entêteront à nier ce que je dis. Ou alors je suis complètement conne? La meilleure chose qui puisse arriver, c’est qu’ils se « défendent » par le silence. En finale, il s’avère que j’ai toujours eu raison, au moins sur le fond.
Pourquoi je ne sais pas me taire? Pourquoi il est toujours important de savoir le pourquoi du comment? Pourquoi je provoque moi-même des situations où quelqu’un sera gêné de me dire des choses, qu’en fin de compte, je n’aimerais peut-être pas entendre? Ça sert à quoi de chercher la petite bête? Ouh là, tant de questions!
Et oui, j’admets aussi que je puisse me tromper (on me dit souvent que je pose la question et que je donne moi-même la réponse, ou bien que je fais mes propres déductions). Mais, comme je viens de le dire, en fin de compte le résultat est toujours le même, celui que je présageais. Il faut croire que je détruis toujours l’intérêt que quelqu’un pourrait me porter en étant trop chiante dans mes contacts. Et ça n’a rien d’agréable, ni pour l’autre, ni pour moi. Je fais probablement des projections sur l’autre de ma propre vision de moi-même. Vision d’ailleurs très floue.
Et puis, la règle veut encore que je m’attache à des hommes distraits ou trop obsédés par leur propre personne, alors que moi j’ai besoin de beaucoup d’attention. Pourquoi? Pour alimenter encore et toujours ce scénario reproductible? « Je n’ai rien à donner, je ne suis pas intéressante, je suis chiante, donc je suis nulle ». Et pourtant je ne pense pas être nulle. Il faut croire que finalement, je m’obstine à rechercher de l’attention là ou c’est sûr que je n’en trouverai pas suffisamment. Je m’arrange toujours pour trouver le plus impossible des impossibles. Peut-être que ça m’amuse??? Je suis maso ou quoi??? Enfin bref.
Je pense que je me suis encore posé un tas de questions pour rien, pfffffffff. C’est que j’ai fini mon travail pour aujourd’hui, alors j’ai voulu noter ici des choses qui me passent dernièrement par la tête. Bon, comme j’ai déjà écrit tout ça, je ne vais pas effacer, mais tout compte fait, les réponses, on s’en tape (eh oui, Lolo, j’ai fait exprès de dire « on s’en tape », pi koa ?????)
Il vaut mieux que j’aille me mettre quelque chose sous la dent, ça me changera les idées.
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