Oui, j’avais plusieurs variantes pour le titre mais aucune n’est venue spontanément, j’ai du beaucoup me forcer, alors j’ai décidé d’écrire la pure vérité – j’ai du mal avec le titre, et j’aurai un peu de mal avec le reste aussi. Pourtant, paradoxalement, j’ai envie d’écrire.
Je me suis couchée tard la nuit dernière, car j’ai finalement décidé de voir le Fabuleux destin d’Amélie Poulain. «Ça devrait te faire du bien. Il faut le regarder avec des yeux de petite fille…Que tu es.» C’est ce qu’on m’a dit il y a un moment. Alors j’ai regardé. Et il y avait parmi les émotions suscitées par le film une grande part du rêve dont j’ai encore parlé hier avec cette même personne qui m’a dit de regarder le film avec des yeux de petite fille, beaucoup de souvenirs de mon voyage à Paris, et aussi une immense tristesse du fait que beaucoup de choses soient passées à côté (eh oui, je me répète) sans espoir de retour.
Et en regardant j’ai encore beaucoup trop pensé à cette discussion d’hier soir, semblable à pas mal d’autres depuis un moment. Hum… Il est peut-être bien baratineur et certainement narcissique (comme si je ne l’étais pas aussi, pffff), mais je sens dans cette « petite fenêtre éloignée » la compréhension, la bienveillance, l’écoute. Je sens autre chose aussi, que je ne dirai pas ici parce que quelque part, cela me semble trop précieux (dur, dur d’écrire un journal qui peut être lu par tout le monde, mais je n’ai pas envie de faire deux versions, de toute façon je saurai bien me souvenir de tout ce qui a été dit sans le noter). Précieux, et dans le même temps extrêmement fragile, à cause du mystère qui entoure mon interlocuteur, à cause des circonstances toujours impossibles (eh oui, c’est moi tout craché, ça). Ma confiance envers lui est le fruit de mon intuition et bien sûr, de mes lectures. A part ça, rien de bien « palpable ». Ça ne me gêne pas du tout. De toute façon, nous ne nous verrons jamais. Ce qui importe, c’est l’échange de mots, de pensées, d’émotions, de rires aussi, oh oui! Nous sommes tous les deux bien protégés par nos «petites fenêtres» respectives, qui sont le lien entre le réel et le virtuel. Si l’on a plus envie de se parler, c’est toujours facile de cliquer et partir. Et voilà que moi, qui dis toujours que pour moi il n’y a pas de virtuel, que le Net est un moyen comme un autre de connaître des êtres humains, avant tout, je fonce la tête la première dans le contact le plus « virtuel » qui soit. Où tout ce qui pourrait s’appeler « réel » ne peut exister que dans mes rêves. Comme quoi il ne faut jamais dire « jamais » (oui, je sais, il y a l’expression avec la fontaine et l’eau aussi).
Les filles voudront certainement savoir si je suis amoureuse. Ben je ne sais pas. Oui et non. Peut-on être amoureux sans espoir et sans attentes? Si oui, alors oui. (courte et claire, ma phrase, non?) Sinon, c’est un sentiment indéfini, mais certainement très humain.
Je ne ferai pas plus long aujourd’hui. J’ai un peu de travail à faire, puis il y a aussi les corvées régulières. Et puis c’est vrai que je n’ai pas envie de parler davantage de mes sentiments, et ça risquerait, si je continue…
Alors voilà, bon dimanche !
Commentaires :
Re:
Mais mon Lolo, je ne te force pas a repondre, moi. J'ai simplement observe qu'aujourd'hui c'etait la premiere fois que tu n'avais pas mis de commentaire, en tant que commentateur fidele qui le fait a chacune des entrees. C'est devenu comme un habitude, quoi (quand il n'y a qu'un commentaire, et c'est le cas le plus souvent, je sais de qui il est :o) ).
bisouss

Ah si. J'ai bien aimé Amélie Poulain aussi